Prix Numix 2020 pour Une fois de Trop en collaboration avec L'inis

Un prix Numix pour Il était une fois de trop

Un prix Numix pour Il était une fois de trop!

Une excellente nouvelle pour Novaconcept, particulièrement la bienvenue au cours de l’année 2020, fut celle de remporter un prix Numix ! Celui-ci récompensait le projet Il était une fois de trop, un site web grand public réalisé pour le compte de l’INIS. Cette plateforme de sensibilisation contre le harcèlement dans le milieu culturel aborde le sujet dans toutes ses nuances. Car bien que le monde de la culture soit un milieu d’exceptions… il ne fait pas exception à la règle. Nous vous invitons à visiter la plateforme pour parcourir ce projet dont nous sommes très fiers.


Femme procédant à un achat en ligne avec sa carte de crédit en main

Peut-on acheter le bonheur?

Peut-on acheter le bonheur?

Il s’avère que celui ou celle qui a dit que l’argent ne fait pas le bonheur avait tort.

L’argent peut acheter le bonheur, par exemple si vous en faites le don, ou si vous l’utilisez pour acheter une expérience plutôt qu’un produit.

La recherche à ce jour n’a pas réussi à montrer définitivement que les riches étaient plus heureux que ceux qui le sont moins, mais certaines études semblent indiquer que c’est effectivement le cas.

Selon les chercheurs derrière l’étude de Princeton, le bien-être — ou le plaisir dérivé des expériences quotidiennes — ne croît plus lorsque votre ménage atteint la barre des 75 000 $ US.

Ceci dit, « l’évaluation de votre vie », ou comment vous vous sentez par rapport à votre vie et vos accomplissements, peut continuer de croître à des niveaux de revenu et d’éducation supérieurs.

Bonheur et énergie
La productivité des gens heureux s’explique par leur capacité à reconnaître que leur niveau d’énergie dépend non seulement en fonction de leur état physique (maladie, fatigue, etc.), mais aussi psychologique. Les gens sont heureux, tout simplement, lorsqu’ils se croient capables de l’être.

La vitalité subjective s’accroit lorsque les besoins psychologiques d’autonomie, de compétence et d’appartenance sont satisfaits.

Rappelons le rôle de l’autonomie sur le niveau d’énergie ; comparons par exemple l’effet sur notre pensée ou notre comportement d’une action provenant d’une décision autonome et une action faisant l’objet d’une demande extérieure.

Alors que le comportement autonome peut maintenir ou accroître le niveau d’énergie, le comportement contrôlé fait plutôt baisser celui-ci. En tant que manager, cela signifie que le fait de donner une plus grande latitude aux collaborateurs peut améliorer leur sentiment de bien-être, et peut-être aussi leur productivité.

Une étude a ainsi permis de constater que lorsque les patients dans une clinique d’amaigrissement sont motivés à suivre un traitement par des raisons extérieures, ils montrent moins de vitalité que ceux qui partent de motifs déterminés de manière autonome.

Cela démontre bien que la motivation intrinsèque accroît le niveau de vitalité subjective, et le niveau d’énergie perçu. On retient aussi que l’autonomie peut générer des sentiments d’énergie et de bien-être. En conclusion, si vous voulez rehausser votre niveau d’énergie et celui de vos collaborateurs, assurez-vous de leur déléguer le pouvoir de décision sur leurs propres tâches.

Bonheur et confiance
Le niveau de confiance d’un milieu de travail permet de prédire son niveau de bonheur, nous dit l’économiste John F. Helliwell. Helliwell s’est intéressé à l’analyse économique du bien-être et a découvert nombre de facteurs qui influencent le bonheur. La nature du travail mène le bal, évidemment, mais le contact direct entre collègues et avec le management a un impact important.

Ça n’est toutefois pas aussi simple que de dire « faites-moi confiance ». À preuve, plusieurs politiciens nous interdisent de croire en cette formule! Il faut démontrer la confiance, par le comportement, et idéalement en dehors de séances dédiées.

L’une des actions qui obtient un score élevé sur la confiance ressentie est le fait d’encourager l’implication communautaire à travers toute l’organisation, du bas vers le haut.

Ces idées doivent venir des membres de l’organisation eux-mêmes. La confiance étant bâtie par l’action collective, cette décision ne peut pas venir de la haute direction. L’action collective incarne deux autres éléments clés du bien-être : l’engagement et l’efficacité. C’est pourquoi les mandats bénévoles sont utiles, ils permettent de travailler ensemble dans un contexte différent.

La confiance est cependant asymétrique. Une fois perdue, il est difficile de la regagner. Il y a sans doute de nombreux lieux de travail où les gens sont conscients du faible niveau de confiance et de l’ampleur des investissements requis pour réparer le mal.

Rappelons que tous les êtres humains doivent entrer en relation tôt ou tard. S’il n’est pas possible d’utiliser ce temps de connexion pour réaliser un engagement positif partagé, ce temps sera perdu en combats politiques internes. La connexion a lieu. Mais le résultat n’est pas le même!

Bonheur et créativité
« Inversez la formule du bonheur et du succès. Nous croyons qu’en travaillant plus fort et en atteignant un but, nous serons plus heureux. Mais la recherche montre que chaque succès modifie ce que le cerveau perçoit comme un succès. Si pour vous et votre équipe, le bonheur est à l’opposé du succès, vous n’y arriverez jamais. Mais si vous améliorez votre niveau de bonheur au cours d’une période difficile — en recherchant un investissement, dans un contexte économique défavorable, par exemple — le niveau de succès augmente considérablement. » - Shawn Achor, The Happiness Advantage

Les éléments-clés de la personnalité créative, comme la recherche de nouveauté et la persévérance, sont de bons indicateurs de satisfaction. Cela fonctionne dans les deux sens : nous tendons à être plus créatifs lorsque nous y sommes prédisposés, possiblement car on ne se concentre par sur des informations partielles, mais sur la vue d’ensemble. Une étude a permis de montrer que les médecins heureux parvenaient au diagnostic deux fois plus rapidement! » - Rowe & Hirsch, 2007

« S’engager dans une quête créative permet aux individus d’explorer leur identité, de former de nouvelles relations, de cultiver leurs compétences et de réfléchir de manière critique sur l’état du monde. À leur tour, cette connaissance nouvelle, cette connaissance de soi et ces relations servent de sources de force et de résilience. » - Paul Silvia, University of North Carolina

Rire au travail
Des études récentes ont révélé que le rire peut contribuer à votre santé et à votre performance au travail en stimulant votre système immunitaire, en augmentant le flux sanguin et en diminuant le stress pendant une période pouvant durer jusqu’à 45 minutes. Dix minutes de rire brûlent environ 50 calories, ce qui vous permet de manger un biscuit supplémentaire (un petit)! Sans oublier les avantages sociaux du rire : meilleure communication, travail d’équipe, création de liens et atténuation des conflits!

Introduire le plaisir au travail n’est pas nouveau. Le président de Southwest Airlines, Herb Kelleher, est reconnu pour son approche légère des affaires, proposant de résoudre une question légale par un bras de fer (qu’il a remporté) ou se rendre au travail vêtu comme Elvis. Le fabricant de crèmes glacées Ben & Jerry’s a ce qu’il nomme son « Joy Gang », un groupe d’employés qui encourage la tenue d’activités amusantes, comme des pièces de théâtre spontanées ou des repas thématiques. Richard Branson, le prolifère fondateur de Virgin, place ses employés au centre de sa stratégie d’affaires, il fonctionne selon la formule suivante : des employés heureux font des clients heureux. Même si votre entreprise n’a pas de tels dispositifs, n’oubliez pas de vous amuser au travail, de rire davantage, afin d’atteindre une vraie satisfaction au travail, et de vraiment aimer ce que vous faites.

Rédaction
Daniel Lacombe Conseiller principal, Sage Consulting
Béatrice Loubier, Conceptrice pédagogique, Novaconcept, Québec

Sources : Freakonomics, The Guardian, Inc.com, TED.com, The New York Times, Huffington post


Le bonheur comme moteur de l'entreprise

Le bonheur comme moteur de l'entreprise

Dans l’épisode 257 des Simpsons, le personnage le plus intellectuellement doué, Lisa, « démontre » que, « à mesure que l’intelligence augmente, le bonheur décroît ». Mais comme l’économiste australien Justin Wolfers l’a montré, cette relation n’est pas si claire.

Les gens plus éduqués ont tendance à gagner un salaire supérieur, ils possèdent un vocabulaire plus diversifié, et en conséquence, sont plus susceptibles d’expérimenter une variété d’émotions et de les communiquer.

En fait, l’ignorance n’est pas gage de bonheur, c’est même plutôt l’inverse.

Pourquoi s’intéresser au bonheur ?
Comme le disait Artistote, « Le bonheur est le Bien suprême. Il est la fin inconditionnée de l'existence humaine. »

Être heureux, cela ne se limite pas à se sentir bien : la recherche montre que cela est également bon pour la santé, la productivité et la bienveillance ! Le bonheur est lié à ce que nous ressentons, mais cela va au-delà du simple état d’esprit. Nous sommes des êtres d’émotion et nous expérimentons un large spectre de sentiments sur une base quotidienne. Les émotions négatives — comme la peur et la colère — nous aident à fuir le danger et à nous défendre. Les émotions positives — comme le plaisir et l’espoir — nous aident à connecter avec les autres et à construire notre capacité à survivre aux pires circonstances.

Le plus important peut-être, est le fait que les gens heureux sont plus enclins à contribuer positivement à la société. Ils sont plus nombreux à voter, à s’engager bénévolement, et à participer à des activités publiques.

Si vous lisez ceci, vous avez probablement lu d’autres articles sur le bonheur au travail. La plupart présentent une liste de choses qui nous rendent heureux : transparence de la communication, confiance, empowerment, reconnaissance, clarté, rémunération, maîtrise, appartenance, intérêt, sens — le plus souvent couplé à une idée amusante, comme des sodas gratuits, un happy hour, ou le fait d’amener votre perroquet au bureau.

« Les individus diffèrent énormément en termes de ce qui les rend heureux — pour certains, la compétition, la victoire et la richesse sont de grandes sources de bonheur ; pour d’autres, la compétence et la socialisation le sont davantage », nous dit le psychologue américain Steven Reiss.

Son argument : le bonheur n’est pas une solution générique.

Du point de vue de la recherche quantitative, les béhavioristes ont identifié 23 sources de motivation au travail, passant de la Créativité à l’Impact, du Développement des autres à la Rémunération. Leur conclusion est la suivante : si vous souhaitez être « heureusement » engagé au travail et performer au plein de vos capacités, il est essentiel de creuser et de comprendre quelques-unes de ces sources de motivation.

7 façons de stimuler le bonheur, validées par la science

  • Voir le fruit de notre travail nous rend plus productifs.
  • Le moins nous nous sentons appréciés pour notre travail, le plus d’argent nous voulons pour le faire.
  • Plus un projet est difficile, plus nous nous sentons fiers de l’accomplir.
  • Savoir que notre travail aide les autres stimule la motivation intrinsèque.
  • La promesse d’aider les autres nous rend plus enclins à suivre les règles.
  • Le renforcement positif concernant nos habiletés accroît la performance
  • Les images qui suscitent des émotions positives accroissent la concentration

Le bonheur comme stratégie d’affaires
Le grand frère du bonheur, le bien-être, est un concept incorporé à la science économique depuis longtemps. Contrairement au bonheur, qui est souvent accueilli avec scepticisme lorsqu’on l’évoque en termes de « mesure », le bien-être peut être analysé plus facilement. Initialement, le bien-être subjectif était vu comme difficile à mesurer. Mais quand on veut, on peut.

En termes de stratégie d’affaires, les exemples sont nombreux. Par exemple, Amazon offre 5 000 $ à ses employés travaillant dans les entrepôts s’ils décident de démissionner. Aussi étrange que cela puisse paraître, il y a une raison logique derrière cette initiative.

Le PDG Jeff Bezos décrit sa stratégie RH : « À terme, un employé qui reste alors qu’il ne veut pas, n’est bon ni pour lui, ni pour l’entreprise […] L’objectif est d’encourager nos collaborateurs à réfléchir à ce qu’ils veulent réellement. »

L’engagement des employés peut sembler superflu dans un contexte économique difficile. Mais cela peut faire une différence dans la survie des entreprises. Dans une étude datant de 2010, le directeur du bien-être au travail de Gallup, James Harter et ses collègues, ont montré qu’un faible niveau de satisfaction était précurseur d’une faible performance financière. Lorsque les gens ne se soucient ni de leur emploi ni de leurs employeurs, ils s’absentent, produisent moins, et la qualité du travail en souffre.

La recherche montre qu’une vie intérieure au travail a un impact profond sur la créativité, la productivité, l’engagement et la collégialité des employés. Ceux-ci sont plus susceptibles d’avoir de nouvelles idées lorsqu’ils se sentent heureux. La sagesse populaire suggère que la pression accroît la performance — nos données, pourtant, montrent que la performance est accrue lorsque les collaborateurs sont heureux d’être engagés dans ce qu’ils font.

Les managers peuvent s’assurer que les gens sont heureux d’être engagés au travail. Cela n’engendre pas nécessairement de coûts. Le bien-être des collaborateurs dépend, en grande partie, de l’habileté et de la volonté des managers à faciliter l’accomplissement des collaborateurs — en retirant les obstacles, en fournissant de l’aide et en reconnaissant l’effort.

Les adultes passent la majorité de leurs heures éveillées au travail. Le travail devrait raviver, et non pas tuer l’esprit humain. Promouvoir le bien-être des collaborateurs n’est pas seulement éthique, cela est économiquement sensé.

Favoriser une vie intérieure positive requiert des leaders qu’ils articulent le sens qu’ils accordent au travail, afin de toucher tous les collaborateurs de l’organisation.

- Daniel Lacombe Conseiller principal, Sage Consulting

Sources : Freakonomics, The Guardian, Inc.com, TED.com, The New York Times.