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16 décembre 2016

LA GÉNÉRATION DU MILLÉNAIRE-NOVACONCEPT

LA GÉNÉRATION DU MILLÉNAIRE

Au bureau, dans les magazines, sur les réseaux sociaux, on parle beaucoup des milléniaux. Qu’on les louange ou qu’on les critique, les milléniaux prennent de plus en de place sur le marché du travail. En fait, ils représenteront 75% de la force de travail dans moins de dix ans. Leurs employeurs, majoritairement issus de la génération baby-boomers, ont parfois du mal à les comprendre et à bien travailler avec eux. Mais alors, comment tirer parti du potentiel de la génération du millénaire ?

Qui sont les milléniaux ?
Pour comprendre qui ils sont, il faut d’abord s’attarder à leur contexte socioculturel.

Nés entre les années 1980 et 2000, les milléniaux ont grandi au milieu du boom des technologies, celles-ci constituent une extension de leur capacité. Ils sont à l’aise avec la communication écrite et instantanée, à jour sur les dernières tendances et ouverts sur le monde et sa diversité.

L’éducation parentale a pris beaucoup de place dans la vie des milléniaux. Très investis, leurs parents les ont poussés à performer, cette génération est d’ailleurs la plus éduquée à ce jour.

Arrivée sur le marché du travail en pleine récession, la génération du millénaire est tristement connue comme la première génération à s’appauvrir par rapport à la génération précédente et l’ensemble de la société. En plus d’essuyer une décroissance de revenu disponible de 4 % au Canada et de 8 % en France, les réserves des coffres gouvernementaux leur échappent au profit des baby-boomers qui atteignent massivement la retraite et retirent d’importants fonds de pension, tout en exigeant de plus en plus du système de santé.

En fin de compte, leurs longues études et le contexte économique défavorable font qu’aujourd’hui 36 % des jeunes travailleurs dépendent encore financièrement de leurs parents.

Tirer parti du potentiel des milléniaux.
À l’aise avec les technologies et débrouillards, les milléniaux ne supportent pas l’ennui. Ils apprennent rapidement et de façon autonome. C’est en leur confiant des projets stimulants, en les invitant à se dépasser et en leur présentant un projet dans son ensemble que vous saurez tirer parti de la persévérance et de l’acharnement de cette génération habituée d’évoluer dans un monde toujours en mouvement.

Socialisés depuis un jeune âge par le biais de la famille, des amis, des loisirs ou des réseaux sociaux, les milléniaux jugent le travail collaboratif plus intéressant et satisfaisant, soit en termes de sociabilité, de productivité et de créativité. Très attachés à leur communauté, ils accordent une grande importance à leur climat de travail. En fait, une grande enquête menée par le géant Pricewatherhouse Coopers fait ressortir que les milléniaux voient le travail comme une chose plutôt qu’un lieu. En d’autres mots, ils considèrent que leur travail est une façon de vivre et non un moyen de gagner sa vie. Ils cherchent donc un environnement de travail où ils ont envie de s’investir et où ils peuvent tisser des liens avec leurs collègues. Ne comprenez pas ici que vous devez absolument installer une table de ping-pong dans vos bureaux, mais plutôt que vous gagnerez à favoriser le travail en équipe, la collaboration entre vos départements et l’assouplissement des liens hiérarchiques.

Dans la même lignée, les milléniaux souhaitent être évalués sur leur capacité à satisfaire les attentes plutôt que sur leur présence au travail. Un sondage mené par Forbes démontre que les milléniaux placent le développement et l’épanouissement comme le bénéfice le plus valorisé au travail. Conscients de l’instabilité du marché, les milléniaux sont plus enclins à accepter une nouvelle opportunité d’emploi lorsqu’elle se présente. Ils cherchent ainsi à améliorer leur pratique, mais aussi à élargir leur profil de compétence et à explorer diverses avenues. En sortant du cadre traditionnel patron-employé pour établir une relation de coaching avec vos jeunes employés, vous saurez les inciter à poursuivre leur développement. Soyez à l’écoute de leurs aspirations et de leurs insécurités pour mieux les soutenir et les conseiller dans leur développement.

Très connectés, les milléniaux sont bien renseignés quant aux enjeux environnementaux, sociaux, politiques et économiques qui brouillent les cartes de leur futur. Alors que les baby-boomers priorisaient un bon salaire pour leur premier emploi, les milléniaux privilégient le fait de trouver un travail qu’ils aiment et/ou qui a un sens et contribue à faire avancer la société. Avec des modèles comme Mark Zuckerberg et Boyan Slat, ils sont avides de changements, ils ont de grandes idées et l’ambition de changer les choses, ils sont créatifs, entreprenants, investis et respectueux. C’est d’ailleurs de cette ambition que découle l’importance de présenter les projets dans leur globalité et de leur donner un sens.

Enfin, les milléniaux recherchent avant tout l’équilibre entre travail, loisir et famille. Contrairement aux générations précédentes qui plaçaient le travail au premier plan, les milléniaux veulent de la flexibilité et de l’autonomie. Horaires flexibles, semaines réduites, travail à distance, banque de congés illimités et évaluation de la qualité du travail plutôt que l’assiduité, ils sont très conscients des avantages qu’offrent les technologies et des transformations du monde du travail. Faites preuve d’ouverture et de flexibilité, cherchez des compromis, les milléniaux sont de bons communicateurs, alors n’hésitez pas à entamer une conversation transparente avec eux.

Terminons
L'entreprise Gallup a récemment mené une étude exhaustive des habitudes de vie et de travail des milléniaux. Sa conclusion est que cette génération est profondément différente et qu’elle va changer le monde, encore plus que toutes les autres générations ne l’ont fait avant eux.

Avec des valeurs, des aspirations et des priorités aussi différentes que celles des générations précédentes, il va de soi que la génération du millénaire confronte les entreprises à revoir leurs façons de faire et à s’ouvrir aux changements. D’ailleurs, les milléniaux sont conscients que ces changements ne se feront pas seuls et que les instaurer demandera des efforts et de l’acharnement de leur part. Alors d’ici à ce que ça soit à eux de tirer les rênes du monde du travail, les milléniaux risque de continuer à faire parler d’eux et à bousculer les façons de faire traditionnelles !

Rédaction
Shéhérazade Ajili, Conceptrice pédagogique, Novaconcept, France
Béatrice Loubier, Conceptrice pédagogique, Novaconcept, Québec

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